qu’un jour vous puissiez connaître le même bonheur
Chez moi, il y a toujours eu des chiens, des perdus sans collier, des rescapés de SPA, ceux qu’on nomme injustement « corniauds ». Je suis née et ai vécu avec eux pour mon plus grand bonheur et pour mon plus grand épanouissement. J’avais 18 ans quand mon regard s’est posé pour la première fois sur un Weimar. Quel chien magnifique ! le véritable coup de foudre ! A cette époque, je montais à cheval et dans le milieu équestre je croisais très souvent cette belle race. Un sportif, un athlète … tout comme nos chevaux. Aimant la nature, les promenades, la compétition …. tout comme nous cavaliers. Et ce regard, cette couleur et surtout cette ligne : le « pur-sang anglais » canin ! A ce moment je me suis dit : « si un jour j’ai un chien, ce sera un braque de Weimar ».
Les
années ont passé : la fin des études, le premier boulot, le
mariage, 1, 2 et 3 enfants. Plus le temps pour pratiquer l’équitation,
plus le temps pour grand chose... Le tourbillon de la vie, les journées
folles entre bébé, crèche, école, travail, etc., enfin bref :
la vie d’une mère de famille ! Mais toujours une idée fixe :
un jour j’aurai mon Weimar.
La famille, les amis, les collègues de travail, tout le monde
connaissait mon grand rêve. Quand mon mari, qui est photographe, me
ramenait la photo d’un Weimar d’un de ses clients, je
l’affichais sur le mur de mon bureau et là, l’inévitable
question : « c’est ton chien ? » et moi je répondais :
« non, mais c’est celui que j’aurai un jour ».
Combien de fois ai-je été sur Internet, sur tous les sites d’élevages
et autres, admirer ces splendides gris …
Les années ont continué à s’égrainer, les enfants ont grandi, ma liberté revenait petit à petit, le temps libre refaisait son apparition, à nouveau je pouvais penser à moi. Et puis il y a eu ce jour où mon mari m’a dit : « tu le veux, tu en rêves depuis longtemps, je te l’offre … ». 20 ans s’étaient écoulés entre mon « coup de foudre » et cette parole magique !
Je me souviendrais toujours des longues discussions de famille. Un chien ne se prend pas à la légère, pas sur un coup de tête, il faut que tous les membres soient d’accord et surtout soient prêts à assumer et à accepter, avec ses joies et ses contraintes, celui qui va devenir leur meilleur ami. L’erreur n’est pas possible, il faut être sûr de ce que l’on fait, on s’engage pour un grand nombre d’années. Le destin du chien est entre nos mains, c’est nous qui allons « fabriquer » sa vie, lui donner l’amour et le bonheur nécessaire, tous les soins et exigences dont il aura besoin. On a pas le droit de déroger à ces règles et d’en faire un malheureux …
Toute la famille a signé le pacte d’engagement. On a commencé nos recherches et on a trouvé notre petite merveille à quelques kilomètres de chez nous, chez un particulier tout simplement. Quelqu’un qui était amoureux de sa chienne et qui voulait qu’elle ait des petits une fois dans sa vie, juste une seule fois …
Pourquoi avons nous choisi ce chiot plutôt qu’un autre ? Qu’avait-il de particulier ? Est-ce lui qui nous a choisi ? On en sait rien, peut-être juste une question de feeling entre lui et nous.
Pour notre plus grand bonheur, Ugo est entré dans notre famille, dans notre vie, fin août 2003. Depuis il nous comble, c’est un enchantement, c’est un chien admirable, extraordinaire, un chien dont je n’aurais même pas osé rêver et pourtant, nous l’avons eu …. C’est Ugo qui a fait de nous des maîtres et qui nous a transmis la passion du Weimar.
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Voilà … 2 ans se sont écoulés …. notre merveilleux Ugo, nous comble de bonheur et d’admiration de jour en jour. Comment a t’on pu vivre sans ce chien avant !! Ce n’est pas un compagnon, c’est notre meilleur ami, c’est le « frère » de nos enfants, c’est notre 4ème enfant …. C’est plus qu’un chien de famille, c’est un membre de la famille à part entière. C'est un amour ce chien, que dis-je, non, plus qu’un amour : un rêve de chien devenu réalité !! Je ne fais pas de gagatisme aigu, juste une réalité … nous avons la grande chance d’avoir un chien extraordinaire !! il n’y a même pas de vocabulaire pour le décrire.
Avec un tel chien, la passion a augmenté …. C’était tellement facile, ce chien ne nous offre que des satisfactions ! Grâce à Ugo, à la passion qu’il a fait naître chez nous, nous avons fait beaucoup de connaissances que ce soit en expos de beauté, en initiation chasse, etc. Nous avons appris à connaître des gens, des passionnés, des éleveurs et eux aussi ont appris à connaître notre famille, notre amour, notre passion, nos rêves …
Un jour le téléphone a sonné, un samedi matin, le 27 août 2005 pour être précise. Une petite chienne était à l’adoption car la vie lui avait joué un très vilain tour …. la vie lui avait ôté sa maîtresse adorée. La famille ne pouvait malheureusement pas la garder et avait été obligée de la placer dans une pension canine le temps de trouver de nouveaux maîtres. Les discussions de famille ont repris d’un coup chez nous ! pourquoi pas un second Weimar, la petite fille tant attendue par mon mari … Et à nouveau tout le monde a signé le pacte d’engagement, tout le monde était prêt à un second bonheur. Il fallait se lancer, oser téléphoner à ces personnes qui étaient en deuil. Mais il n’y avait pas qu’eux qui avaient pris l’avenir de cette petite chienne entre leur mains, dans leur cœur … son éleveuse (la propriétaire de sa maman) et aussi celle de son papa, tout le monde était mobilisé pour elle, eux aussi donnaient leur avis sur futurs adoptants. Alors on a téléphoné … on a expliqué comment vivait notre chien, quel genre de chien il était, comment vivait notre famille, ce que nous pouvions offrir à cette petite chienne, pourquoi nous avions envie de l’adopter. On nous a décrit une petite chienne exactement comme Ugo au niveau caractère, ça nous suffisait amplement, c’était ce que nous recherchions. Le contact est passé tout de suite … la dame m’a dit « je voudrais que V’Louna ait des maîtres comme vous ». Le rendez-vous a été pris pour le mercredi 31 août 2005, non pas pour aller la voir, son physique nous nous en moquions éperdument, nous n’avons même pas demandé à la voir en photo ! Nous sommes partis à Cherbourg pour aller la chercher tout simplement.
Voici comment V’Louna est entrée dans notre vie … maintenant nous avons 2 Weimars de rêve !! Bien sur, il n’est pas toujours très facile d’avoir un mâle et une femelle à la maison ! c’est aussi 2 fois plus de croquettes, 2 fois plus de frais vétérinaires, 2 fois plus de place dans la voiture, enfin bref, tout est multiplié par 2 ! mais surtout c’est l’amour qu’ils nous donnent et la joie que nous éprouvons chaque jour de vivre avec de tels chiens …
Voilà, après l’histoire d’Ugo, c’était l’histoire de notre petite V'Louna … Jamais je ne pourrais assez remercier les gens qui nous ont permis d’adopter cette petite chienne, ceux qui nous ont permis de connaître un tel bonheur.
Aujourd’hui, à nos chiens, nous pourrions leur dédier et leur offrir la médaille des amoureux :
"Car
voyez-vous chaque jour, nous vous aimons d'avantage.
Aujourd'hui plus qu'hier, et bien moins que demain"
